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Flamini d'Arsenal à l'AC Milan
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Qui sera le malheureux élu ? Quel joueur français ne participera pas à l’Euro pour une malencontreuse blessure ? Si chaque joueur a des raisons de s’inquiéter, certains en ont plus que d’autres. Attention, l’oiseau de mauvais augure prend son envol.
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La Chronique d’Aurélie. Nous n’avions pas joué de rencontres officielles depuis notre défaite 1-0 à Montpellier le 2 mars dernier. Après quelques matchs amicaux face à des équipes masculines, nous avions soif de victoire contre Vendenheim, pour le compte de la 17e levée de D1.
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Hors jeu
Par Urbain Mandrillon le
mardi 11 mars 2008 |
Il reste un bastion imprenable dans le football : l’IFAB, le
« Board ». Chaque année des propositions lui sont soumises pour
révolutionner les Lois du Jeu, chaque année il résiste aux sirènes de
l’élitisme. Quelle modification majeure en 2008 ? Quelques m² de terrain en
plus.
Cette année encore l’IFAB va être taxé de conservatisme. Première
raison : il « a suspendu », selon le communiqué de la FIFA, l’idée de
recourir à la technologie pour juger le franchissement de la ligne de
but par le ballon, que ce soit via le système Hawk-Eye, comme au
tennis, ou par l’intermédiaire d’une puce à l’intérieur du ballon.
Seconde raison : il « n’a pas retenu » la possibilité de sanctionner
les simulations a posteriori grâce à la vidéo. Pour cette question, pas
d’explication officielle, mais la seule présence du mot « vidéo » est
sans doute rédhibitoire.
Jusqu’au-boutisme
Concernant la problématique de la ligne de but, quatre critères de
décision ont été envisagés : l’aspect humain du Jeu, l’universalité des
Lois du Jeu, la simplicité des technologies et leur efficacité. Les
mots « humain » et « universalité » auraient pu être prononcés par
Platini car ils rejoignent sa vision humaniste et solidaire du
football. Pourtant, à la différence du président de l’UEFA, le Board applique sans compromis les fondamentaux qu’il défend.
L’universalité est l’argument qui paraît le moins contestable, en
admettant qu’elle est importante. L’utilisation d’une quelconque
technologie ne serait possible financièrement et techniquement que pour
le monde professionnel, et même seulement pour une élite, creusant un peu plus le fossé entre foot puissant et foot de base. Les enjeux économiques n’y sont pas les mêmes, évidemment,
mais pourquoi le football devrait-il sacrifier ses valeurs
fondamentales au profit des valeurs du pognon ? La quête d’un football
lissé de toutes imperfections, d’un football assimilable à une science
exacte, rejoint le dessein de ces présidents pour qui leur club est une
entreprise, et une entreprise comme les autres, qui ne peut laisser de
place au hasard.
Cinq arbitres valent mieux que trois, on saura
Aussi, l’IFAB n’est pas bêtement obtus. Sera testée en compétition - on
ne sait quand - la présence de deux arbitres supplémentaires pour
surveiller les surfaces de réparation. Le jugement humain n’est pas
infaillible, la technologie non plus. Selon Blatter, les différents
systèmes ne sont pas fiables en cas de grand froid ou de brouillard.
Par ailleurs, le Board a choisi de ne pas légiférer quant au fait de
sortir ou non la balle en cas de joueur blessé, « soulignant que le
fair-play se devait de rester avant tout une affaire de principes et
non un règlement ». Précisons que la Loi 5 stipule déjà que « l’arbitre
doit laisser le jeu se poursuivre jusqu’à ce que le ballon ne soit plus
en jeu s’il est d’avis que le joueur n’est que légèrement blessé (…)
[il] doit arrêter le match s’il est d’avis que le joueur est
sérieusement blessé ». Si cette loi était connue de tous, peut-être
serait-ce une occasion de moins d’entendre un adversaire se faire
conspué stupidement.
De minces aménagements
L’IFAB n’a adopté que deux amendements. Le premier concerne les
dimensions du terrain. Auparavant, la longueur devait être comprise
entre 100 et 110 m et la largeur entre 64 et 75 m, désormais ce sera
entre 105 et 110 m, et entre 68 et 75 m. Le second amendement concerne
la mise à jour de deux logos présents sur les ballons officiels. Oui,
vraiment anecdotique, voici quand même les logos :
avant
après
Enfin, l’International Board va réviser toutes les Lois du Jeu. Il
s’agira de « reformulation » et de précision ( document officiel actuel ).
La mode sarkozyste aurait voulu qu’à l’occasion de la réunion de l’IFAB
des lois soient formulées dans l’émotion et sans recul, en réponse à
des faits divers, mais ce ne sera pas le cas. Le conservatisme a
parfois du bon.
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