Fabulous IFAB |
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Articles glissés mardi 11 mars 2008 |
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Il reste un bastion imprenable dans le football : l’IFAB, le
« Board ». Chaque année des propositions lui sont soumises pour
révolutionner les Lois du Jeu, chaque année il résiste aux sirènes de
l’élitisme. Quelle modification majeure en 2008 ? Quelques m² de terrain en
plus.Cette année encore l’IFAB va être taxé de conservatisme. Première raison : il « a suspendu », selon le communiqué de la FIFA, l’idée de recourir à la technologie pour juger le franchissement de la ligne de but par le ballon, que ce soit via le système Hawk-Eye, comme au tennis, ou par l’intermédiaire d’une puce à l’intérieur du ballon. Seconde raison : il « n’a pas retenu » la possibilité de sanctionner les simulations a posteriori grâce à la vidéo. Pour cette question, pas d’explication officielle, mais la seule présence du mot « vidéo » est sans doute rédhibitoire. Jusqu’au-boutismeConcernant la problématique de la ligne de but, quatre critères de décision ont été envisagés : l’aspect humain du Jeu, l’universalité des Lois du Jeu, la simplicité des technologies et leur efficacité. Les mots « humain » et « universalité » auraient pu être prononcés par Platini car ils rejoignent sa vision humaniste et solidaire du football. Pourtant, à la différence du président de l’UEFA, le Board applique sans compromis les fondamentaux qu’il défend. L’universalité est l’argument qui paraît le moins contestable, en admettant qu’elle est importante. L’utilisation d’une quelconque technologie ne serait possible financièrement et techniquement que pour le monde professionnel, et même seulement pour une élite, creusant un peu plus le fossé entre foot puissant et foot de base. Les enjeux économiques n’y sont pas les mêmes, évidemment, mais pourquoi le football devrait-il sacrifier ses valeurs fondamentales au profit des valeurs du pognon ? La quête d’un football lissé de toutes imperfections, d’un football assimilable à une science exacte, rejoint le dessein de ces présidents pour qui leur club est une entreprise, et une entreprise comme les autres, qui ne peut laisser de place au hasard. Cinq arbitres valent mieux que trois, on sauraAussi, l’IFAB n’est pas bêtement obtus. Sera testée en compétition - on ne sait quand - la présence de deux arbitres supplémentaires pour surveiller les surfaces de réparation. Le jugement humain n’est pas infaillible, la technologie non plus. Selon Blatter, les différents systèmes ne sont pas fiables en cas de grand froid ou de brouillard. Par ailleurs, le Board a choisi de ne pas légiférer quant au fait de sortir ou non la balle en cas de joueur blessé, « soulignant que le fair-play se devait de rester avant tout une affaire de principes et non un règlement ». Précisons que la Loi 5 stipule déjà que « l’arbitre doit laisser le jeu se poursuivre jusqu’à ce que le ballon ne soit plus en jeu s’il est d’avis que le joueur n’est que légèrement blessé (…) [il] doit arrêter le match s’il est d’avis que le joueur est sérieusement blessé ». Si cette loi était connue de tous, peut-être serait-ce une occasion de moins d’entendre un adversaire se faire conspué stupidement. De minces aménagementsL’IFAB n’a adopté que deux amendements. Le premier concerne les dimensions du terrain. Auparavant, la longueur devait être comprise entre 100 et 110 m et la largeur entre 64 et 75 m, désormais ce sera entre 105 et 110 m, et entre 68 et 75 m. Le second amendement concerne la mise à jour de deux logos présents sur les ballons officiels. Oui, vraiment anecdotique, voici quand même les logos :
avant
![]() après ![]() Enfin, l’International Board va réviser toutes les Lois du Jeu. Il s’agira de « reformulation » et de précision ( document officiel actuel ). La mode sarkozyste aurait voulu qu’à l’occasion de la réunion de l’IFAB des lois soient formulées dans l’émotion et sans recul, en réponse à des faits divers, mais ce ne sera pas le cas. Le conservatisme a parfois du bon. |
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