dossier : Si le football se met au Vert |
|
Articles glissés Par Guillaume Espinosa le mercredi 14 novembre 2007 |
|
Fiction : nous sommes en 2018, les stades, les joueurs et les supporters sont engagés dans une mascarade écolo post-Grenelle de l’environnement.[Part. 1] USHUAIA STADIUM L’ex-stade Geoffroy Guichard, à la pointe de la révolution sarko-écolo, nous ouvre ses portes. A l’aube de la Ligue 1 Lagardère 2018-2019, alors que l’équipe B de l’OL s’apprête à défendre pour la quatrième fois consécutive son titre de Championne de France (la A évoluant désormais uniquement en EML, European Masters League), l’équipe de Saint-Étienne va tenter elle de conserver pour la sixième fois de suite son titre de Championne de France des Stades Ecologiques. « Une victoire sur l’avenir » affirme Willy Sagnol, président de l’ASSE, devenue Association Sportive de Sauvegarde de l’Environnement. Décrivons les recettes de ce succès Eco logiqueLe jardinier des Verts, Alain, n’utilise plus de produits chimiques pour entretenir la pelouse. « On se sert des excréments des joueurs pour faire pousser l’herbe, déclare-t-il. Et ça marche ! Je suis obligé de tondre deux fois par jour ! » A croire que l’on n’a pas encore fait le tri dans le dopage. Le spécialiste pelouse est aussi devenu un sportif de haut niveau, il a troqué sa tondeuse à moteur contre une tondeuse-bike, très en vogue dans les stades français. « En plus de la pelouse, ça entretient la forme ! » s’exclame Alain. Quand la tonte est déficiente, certains joueurs-poètes, rappelez-vous Cana et Rool, offrent une pâquerette au public pour célébrer leur but. Le vieux François Clerc, toujours Lyonnais, ironise lui sur les pratiques de ses voisins stéphanois : « il faut faire attention aux orties, ça pique quand on tacle ». Kilo BattsL’éclairage du terrain consomme toujours autant d’énergie. En 2007, Saint-Étienne avait résolu une partie du problème avec l’installation de panneaux solaires sur le toit d’une tribune. Aujourd’hui, grâce à une couche d’ozone plus perméable que jamais, le stade produit à lui seul assez d’électricité pour alimenter toute la ville. Le réchauffement climatique a aussi de fâcheuses conséquences. Les sièges du stade étant faits de plastique recyclé, lorsqu’il fait trop chaud ils se ramollissent et collent aux vêtements. Douche froideUne fois le match terminé, pour se laver à l’eau chaude, les joueurs disposent de vélos-générateurs directement reliés aux cumulus. C’est souvent le joueur le moins performant qui s’y colle. « A force, je commence à avoir l’habitude. Et c’est bien pour le décrassage », commente Geoffrey Dernis, toujours aussi dévoué au club, à maintenant 38 ans. Troisième mandatNicolas Sarkozy a été réélu président en 2017. Il a reconduit Nicolas Hulot comme premier ministre fantoche. Pour créer des emplois et diminuer la consommation d’énergie, les panneaux publicitaires lumineux autour du terrain, très coûteux en électricité, ont été remplacés. Maintenant, chaque publicité est déroulée à la main toutes les quinze secondes par des hommes et des femmes postés autour du terrain. « C’est quand même mieux que d’être stadier. En plus on peut voir les matchs ! » affirme Michel, technicien de communication depuis deux ans. Partie 2 : « Qui n'saute pas n'est pas écolo ! »De l'écologie : Contre-Grenelle de l'environnement Foot, Ecologie, Football, Vert, Saint-Etienne, Verts, Ushuaïa |
| < texte précédent | texte suivant > |