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Impossible is nothing

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Par Urbain Mandrillon le vendredi 14 septembre 2007
Impossible is nothing FiorèseJe suis Fabrice Fiorèse et voici mon histoire.

Quand j’ai fait mes débuts pro, c’était en 1996, à l’OL, et pas par hasard. Avant tout le monde j’avais senti que Lyon allait intégrer le G14. A l’inverse, les dirigeants lyonnais n’avaient pas eu le même nez, ils n’avaient pas décelé le talent d’attaquant qui sommeillait en moi. J’ai décidé de ... partir, avec toute la frustration que les grands visionnaires ont pu ressentir.

J’ai rejoint mon idole JPP à Guingamp. J’avais un an d’avance, mais j’ai pu finalement le côtoyer en 1998 en D2. C’est à cette époque que la gloire a commencé. Marquant trois fois plus de buts que Papin, je reprenais fièrement son flambeau, alors qu’il cédait à la retraite à seulement 35 ans. L’élève dépassait le maître. Et l’écolier était doué ! Il inscrivait 22 buts, en deux saisons de deuxième division. Il réintégrait ensuite l’élite pour y inscrire dix nouveaux buts. Naissait alors Fafiogol.

J’ai attiré à l’époque l’attention des plus grands clubs, j’ai opté pour le PSG. Je suis devenu une star. J’étais même titulaire aux dépens de Ronaldinho ou Anelka, parfois. Je tutoyais les sommets. Outre mes deux finales de Coupe de France dont une victorieuse, outre une deuxième place en championnat, ma consécration parisienne a été un Trophée des Champions, malheureusement perdu.

Comme les plus grands, j’ai quitté Paris au top pour rejoindre l’OM. Là, je n’ai pas compris : je ne jouais pas. A croire que Marseille m’avait recruté pour affaiblir le PSG. Je crois qu'il ne voyait pas mon talent. Pourtant, au lieu de rester là à ressasser, je me suis entraîné et entraîné encore. Si personne ne croit en toi, tout ce que tu fais est forcément positif. Il ne s'agissait même plus de football, je voulais leur prouver qu'ils avaient tort. Finalement je suis parvenu à poursuivre mon plan de Carrière, le Lensois.

J’ai choisi un club avec un futur prestigieux : Al-Rayyan, au Qatar. J’ai marché alors dans les traces des frères De Boer, de Fernando Hierro ou encore de Sonny Anderson. J’étais de nouveau au sommet, j’habitais dans les derniers étages d’un gratte-ciel local, et je regardais de haut les performances de l’OM. Trop souvent malade à cause des écarts de température (chambre : 20°C, extérieur : 48°C), j’ai choisi de reconquérir l’Europe en adoptant le climat anglais, à Lorient. A croire que l’OM avait encore des doutes quant à mon potentiel, ils m’ont gardé tout en me prêtant.

Si un club me faisait encore pleinement confiance à ce moment-là, c’était Paris. Ils m’ont laissé inscrire deux buts contre eux pour mon retour. S’ils avaient eu les moyens, ils m’auraient acheté, c’est sûr. Après JPP et Roni, j’ai retrouvé à Lorient une autre star : Steve Marlet. Je me souviens on nous appelait les inséparés du fond, à gauche. Sur le banc, dans le vestiaire ou sur le terrain d’entraînement n°2 de la CFA, nous étions toujours au fond, à gauche.

En Bretagne, la galère a recommencé. J’ai été mis à l’écart dès la mi-saison. J’étais mal mais surtout surpris. J’ai alors cherché au plus profond de moi-même, et j'ai trouvé la force de lutter. Les gens qui vous rabaissent peuvent vous pousser à accomplir des choses que vous pensiez impossible.

Aujourd’hui, à l’orée de la 8e journée de Ligue 1 2007-2008, je suis toujours à l’OM, et j’ai réintégré le groupe professionnel. Je porte même le numéro neuf, comme JPP. Mieux ! Je le porte en toutes lettres sur le devant de mon maillot. Pape Diouf dit que j’ai changé, je lui prouverai sur le terrain que non. Fafiogol est toujours le joueur au fond duquel sommeille un grand attaquant. Désormais mon rêve devient réalité. Je vais jouer la Ligue des Champions et marquer à Anfield face aux Reds. On passe tous par des moments difficiles mais l'important c'est de savoir les surmonter. Quel que soit le début, c'est toi qui écris la fin de ton histoire.

Impossible is nothing.


Fabrice Fiorèse, Impossible is nothing, Adidas, OM, Marseille

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Dans leur nouvelle communication plus proche de « la France profonde »*, quelles expressions-clés les Bleus devront-ils réussir à placer ?
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